Vent de Lune
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Quand je vous le dis, que je suis pas doué de mes mains...

D'aucuns aurait pu croire qu'avec mon retour d'Australie, et par conséquent mon retour dans un habitat moderne équipé d'internet en 24 / 24, j'aurais été plus présent sur mon blog, et que j'aurais repris mon rythme de croisière (genre une note par semaine, ce serait déjà pas mal).

Mais ça c'est sans compter 1. ma flemme et 2. mon manque désespérant d'inspiration pour écrire des notes courtes et / ou drôles et / ou émouvantes. Ca marche pas en ce moment.

Donc voilà, j'ai aps écrit depuis deux mois, j'estime que j'ai le droit d'écrire un pavé. Lisez-le paragraphe par paragraphe un jour après l'autre, et avec un peu de bol, d'ici à ce que vous l'ayez fini, j'aurais préparé une autre note.

On y croit.

Donc voilà, aujourd'hui, c'était journée activités manuelles. Nettoyage de moquette et montage de lit livré en kit.

Résultats :

- une moquette à moitié nettoyée

- un lit monté et bien monté (mmmmmmmm)

Dégâts :

- une shampouineuse morte de sa belle mort

- 2 doigts écorchés

- 1 pantalon plein de colle

- un des montants du lit cabossé

- une crise de nerfs avortée

Car oui, j'ai décidé de racheter un lit. Faut dire qu'avant de partir en Australie, je dormais dans un lit que mon grand-père avait fabriqué y'a près de 30 ans. N'empêche, je dormais hyper bien dans ce lit. Je l'adorais, alors au moment du départ, même si je laissais à mes locataires (3 étudiants chinois) l'appartement meublé, j'ai ôté mon lit, car il n'était pas question qu'ils fassent des trucs dans le lit où c'était moi qui étais censé en faire.

Résultat je leur ai mis deux lits jumeaux, de toute façon, ça les arrangeait...

Puis au retour d'Australie, je me suis dit qu'il étaut temps de grandir et de m'acheter un vrai lit de grande personne. Car oui, je dormais très bien dedans, mais le matelas était en cuvette, et dormir à deux était pas forcément confortable (imaginez : se cramponner toute la nuit au bord du sommier pour ne pas sombrer dans les profondeurs du lit, au milieu, et venir se cogner contre l'autre...), puis le sommier était joli sans doute à l'époque mais là, le tissu se déchirait.

Pour finir, j'ai décidé d'acheter un lit, et donc ça aurait été bête de rapporter mon ancien lit en attendant le nouveau. DONC depuis mon retour d'Australie (maintenant 3 mois), je dors dans un lit simple. Je sais. J'ai 28 ans, et tous les soirs (jusqu'à aujourd'hui donc), j'avais le bonheur et le luxe de pouvoir choisir dans lequel des deux lits jumeaux je pourrais dormir. Et forcément dans un lit dans lequel mes Chinois avaient dû faire des trucs. Beurk !!!

Inutile de dire qu'avec un couchage pareil, il était inutile d'envisager quelque vie sociale et / ou sexuelle que ce soit. J'ai un minimum d'amour propre quand même.

Donc voilà, mon nouveau lit est arrivé (en kit) la semaine dernière. Et le matelas, vendredi. Donc ce week-end, c'était décidé : je déménageais la chambre, j'en profitais pour nettoyer la moquette que mes Chinois avaient dégueulassé (teu teu teu, toujours ôter ses chaussures pour marcher sur la moquette, m'enfin c'est l'enfance de l'art), et je montais le nouveau lit.

Dit comme ça, ça avait l'air simple.

C'est quand j'ai branché la shampouineuse que ma madre m'a prêté que je me suis dit que ça allait être coton. Pas de bouton de démarrage : dès qu'on branche, ça part. Puis je peux vous le dire, une shampouineuse, quand on la tient pas et qu'elle est en route, elle balance de la mousse de partout...

Bref, après 1/4 d'heure de domptage intensif, je parviens à domestiquer la bête, et je commence à nettoyer consciencieusement la moquette. Je pense que c'est d'abord l'odeur que j'ai sentie, mais ça m'a pas plus inquiété que ça. C'est quand j'ai vu de la fumée sortir du moteur que je me suis dit qu'il fallait sauter sur la prise et débrancher.

Paix à son âme, la shampouineuse a fini ses jours dans la baignoire. Non, j'ai pas eu besoin de l'arroser, mais j'avoue que je l'ai regardée d'un oeil méfiant exulter toute sa fumée, prêt à sauter tel un cabri sur le pommeau de douche pour une intervention d'urgence façon sapeurs-pompiers (le physique avantageux en moins)(faudrait que je fasse du sport, tiens.)

J'ai fini de nettoyer la moquette à la brosse et à la main (surtout), avant de décider dans un élan de stratégie (et, encore une fois de flemme) de nettoyer la moquette un peu toutes les semaines pour la récupérer totalement.

Nous voilà donc au montage de lit, et là attention. Lorsqu'il faut assembler deux pièces du cadre du lit (très grandes donc) à l'aide de chevilles enfoncées dans des trous à peine assez grands pour elles, c'est là que ça se gâte. J'ai sorti le marteau. En toute honnêteté, j'étais plutôt fier d'avoir pensé à mettre un tissu épais entre le bois et le marteau pour éviter les pocs. Mais bon, voilà, y'a un endroit où de la main droite, j'y arrivais pas, il a fallu que je le fasse de la main gauche, BIM, c'est le lit qui a pris. Et UN souvenir du montage foireux de mon lit, UN.

Puis voilà, comme ça suffisait pas, je me suis assis sur le sachet de colle fourni pour coller les pièces entre elles. Je m'en suis rendu compte quand j'ai trouvé par terre le sachet tout applati. J'en avais plein le cul (et ce n'est pas qu'une image), et bien entendu j'en avais étalé sur la moquette (fraîchement nettoyée, souvenez-vous).

Donc voilà. Pour finir, souvenez-vous de ceci : pour ceux me connaissent : quand vous me demandez de l'aide pour vos tâches manuelles, et que vous voyez sur mon visage une peur intense assombrir mon visage, ce n'est pas (que) de la flemme ! Dites-vous bien que vous prenez autant de risques que moi dans l'affaire, lol...

Voilà ! Oh, pas si long le pavé ;-) A bientôt les gens...

5.11.06 21:01


Y'a des jours comme ça

"(Voix guilerette) Orange, bonjour. Bla bla bla tapez 1 bla bla facture pas d'accord ? tapez 3 bla bla bla un problème de souricière ? Tapez 6... blabla pour toute autre question, tapez 9"

9

"Votre temps d'attente est estimé de 1... à.... 3... minutes"

Coût de l'appel : gratuit pendant l'attente puis décompté de mon forfait pendant que mon souci est traité.

2 minutes plus tard :

"Bonjour, comment puis-je vous aider ?

- Bonjour Madame, je vous appelle parce que j'ai changé mon portable il y a 2 mois par votre programme, et le chargeur ne fonctionne plus.

- Mmm mm, je vais devoir vous passer le service après-vente. Quelle est la marque de votre téléphone ?

- Sony Ericsson K610i

- Vous l'avez avec vous ?

- Ah ça oui, je vous appelle avec."

Là, la Josiane que j'ai au téléphone tique (oui, c'est une Josiane, c'est pas possible autrement)

"Aïe

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Vous allez devoir nous rappeler avec une autre ligne.

- Pardon ?

- Les techniciens vont peut-être vouloir faire des essais sur votre téléphone.

- Ah non, Madame, je me suis mal exprimé, c'est mon chargeur qui a un souci.

- Ah c'est la procédure, vous devez nous appeler d'une autre ligne.

- Euh, comment je fais si j'ai pas d'autre ligne de téléphone ?

- Vous allez devoir appeler d'une cabine téléphonique.

- Non, attendez, c'est ridicule je vous appelle pour un chargeur de téléphone, il doit bien y avoir une autre solution.

- Non, Monsieur, c'est la procédure, vous devez nous appeler d'une autre ligne téléphonique. Un autre mobile par exemple.

- Je crois que vous vous rendez pas bien compte chez Orange. Tout le monde a pas deux lignes de téléphone. Je vis tout seul, j'ai pas deux portables.

- Ecoutez Monsieur, c'est comme ça. Parfois on tombe en panne de téléviseur, il y a une procédure à suivre, ici c'est la même chose.

- Oui mais ça me pose pas tant de problèmes, je ne téléphone pas avec mon téléviseur.

- Monsieur, c'est la procédure. Une fois, j'ai eu mon grille-pain qui est tombé en panne, il a fallu que je l'apporte à des techniciens pour qu'ils puissent jeter un oeil dessus, on y peut rien, c'est comme ça.

- ?! Qu'est-que...!? Ben justement, je préfèrerais l'apporter directement à des techniciens, il y a pas un endroit où je puisse leur faire jeter un oeil ?

- Non, Monsieur, il faut passer par le service après-vente, vous n'avez pas le choix. C'est votre portable qui est en panne, je n'y peux rien.

- C'est mon chargeur, et c'est un téléphone qui n'a que deux mois.

- Oui eh bien une fois, j'ai acheté un lave-vaisselle, il était neuf, et il n'a jamais fonctionné, on ne peut pas prévoir ces choses-là."

Josiane a réponse à tout... Je m'incline donc et raccroche, avant de rappeler le service client par mon téléphone fixe Free.

"(Voix guilerette) Orange, bonjour. Bla bla bla tapez 1 bla bla facture pas d'accord ? tapez 3 bla bla bla un problème de souricière ? Tapez 6... blabla pour toute autre question, tapez 9"

"Votre temps d'attente est estimé de... 5... à... 7 minutes."

Coût de l'opération, temps d'attente y compris, 0,15 € / min...

10 minutes plus tard...

" Bonjour, comment puis-je vous aider ?

- Bonjour, je vous appelle car mon chargeur de téléphone que j'ai acheté il y a deux mois par vos services ne fonctionne plus.

- Ah, il faut vous rendre dans un pont de vente Monsieur.

- Ah non, on vient de me dire qu'il fallait que je vous appelle d'une autre ligne fixe pour que des techniciens puissent faire des tests.

- Des tests sur votre téléphone ? Mais vous m'avez bien dit que le problème venait du chargeur ?

- Oui...

- Alors il faut que vous alliez dans le point de vente où vous avez acheté votre portable..."

C'est con que je sois tombé sur l'autre vieille bique en 1er. Elle m'a fait perdre mon temps et mon argent... L'incompétence me fatigue parfois, vous avez pas idée...

26.9.06 23:26


Je veu(x)

- Je veux un mec.

- Je veu 1 keum.

- Je veux que ce soit un romantique.

- Je veu ke se soi 1 put1 2 boulé 2 canon. Et 1 cho du cu.

- Je veux qu'il ait un joli regard, les yeux, ce sont les fenêtres de l'âme.

- Je veu k'il é 1 joli pti cu. Je kif tro les pti cu.

- Je veux qu'il chante ou qu'il fasse du piano... Je veux être en admiration devant lui quand il est en oeuvre.

- Je veu k'il m'admir, et k'il me face des conplimen sur ma boté, pi com il me trouve tro sexy, et ossi surtou kan je chante.

- Je veux qu'il me serre dans ses bras toute la nuit, qu'il me caresse les cheveux pendant que je dors.

- Je veu qu'on bèse toute la nui, k'il me caresse les cheveu pendan ke je le...

- JENNICAAA !!!

- KOI ??

- Je veux un mec qui a besoin de moi.

- Je veu 1 mec qui n'a pa besoin de moi, mé ki me désir.

- Je veux un mec qui me rassure, qui me dise qu'il sera toujours là. Je veux qu'on se fasse des promesses.

- Je veu 1 mec qui me face dé peur, ki se face désiré. Je veu surtou pa de promesse.

- Je veux un mec qui me donne confiance.

- Je veu 1 mec ki se face confiance.

- Je veux un mec qui a toujours envie d'être avec moi.

- Je veu 1 mec ki me laisse respiré.

- Je veux un amour toujours.

- Je croi pa a l'amour toujour.

Difficile de contenter tout le monde, lorsqu'on est possédé par une ado en pleine explosion hormonale... On n'est pas sortis de l'auberge...

24.9.06 17:22


Dans la série - Nan, c'est pas drôle

11h30.

- Bonjour Mme D ! Je suis Vent, votre ergo, vous vous souvenez ? Je suis venu avec la kiné aujourd'hui pour vous aider à passer au fauteuil ! C'est à vous ce stylo par terre ?

Oui, me répond-elle avec un sourire.

Mme D. a une hémiplégie (paralysie de la moitié du corps pour les non initiés) et est restée alitée depuis une semaine. Phlébite et suspiscion d'embolie pulmonaire.

La manoeuvre est toujours le même dans ce cas. Phlébite implique caillot de sang. Caillot de sang implique risque d'embolie. On alite le patient pour éviter les mouvements et éviter que le caillot se décroche et aille boucher une artère, car là ce serait l'embolie. Puis on met le patient sous anti-coagulants pour être certain qu'aucun caillot ne persiste. Quand le patient est "décoagulé" comme disent les médecins, le patient peut être relevé et installé au fauteuil.

- Oui Mme D., ça y est, les médecins nous ont dit que vous pouviez passer au fauteuil. On s'y met ?

La kiné et moi manoeuvrons, la jambe hémiplégique de Mme D. reste encore faible. Mme D. est installée au fauteuil.

- Tout va bien Mme D. ?

Elle semble subitement fatiguée.

- Vous avez la tête qui tourne ?

Elle répond par la positive. Malaise vagal sans doute. Courant quand on relève un patient alité depuis des jours. La tension chute... Il suffit de recoucher le patient, de surélever les jambes, et ça passe.

Je vais quand même chercher l'interne, qui vient prendre les constantes. La tension est basse en effet.

Puis il y a un autre souci. Respiration de Mme D. de plus en plus courte. On met l'appareil pour mesurer la saturation d'oxygène dans le sang. 80 %. Trop bas, la normale, c'est entre 90 et 100 %. On met un masque à oxygène pour faire remonter la saturation. En vain.

Au contraire, la saturation continue de diminuer. Doucement, mais sûrement. Le médecin responsable du service arrive. Les médecins tentent plusieurs choses, différentes injections, rien ne semble fonctionner. Saturation dans les 70 % maintenant.

La kiné et moi parlons à Mme D., essayons de la rassurer, de prendre de grandes bouffées d'air. Rien à faire, Mme D. est en train d'étouffer de l'intérieur.La saturation est maintenant dans les 60 %.

Perte de conscience. Puis le coeur s'arrête, les médecins dégagent le lit et commencent à faire le massage cardiaque. un 3è médecin entre et se joint à l'interne et au responsable du service. Ils intubent Mme D. Et ça dure. 10 minutes. 20 minutes. 30 minutes. Quand vont-ils s'arrêter ? Même s'ils parviennent à la réanimer, le cerveau a été en souffrance trop longtemps, Mme D. vivrait à l'état de légume. Quel intérêt ? Quelle vie pour elle ? Quelle vie pour sa famille ? Une charge pour la société toute entière, comme tous ces patients qui ne peuvent plus avoir de vie car le cerveau est foutu, mais qu'on ne peut pas délivrer puisque l'euthanasie est illégale en France.

12h30, les médecins arrêtent leur travail de réanimation. Le 3è médecin qui s'est joint aux deux autres lance à la cantonade "Bon, eh bien ça aura été une bonne occasion de réviser toutes les manoeuvres de réanimation."

Mme D. gît sur son lit, le teint bleu, la bouche et les yeux ouverts. Elle est morte. Un caillot flottant, disent les médecins. Une heure plus tôt, je lui demandais si ce stylo, là, par terre, était le sien et elle me répondait que oui, avec un sourire...

10.9.06 14:35


Alor ?

- Hein ?

- ALOR ?

- Alors quoi ?

- Ba Vent, ta vu kan on es ?

- Oui oui, je sais j'ai merdé.

- 3 moi ke ta pa écri, tu croi ke les gen y von se souvenir de toa ? Tu reve bouffon.

- Jennica, commence pas à faire chier, j'ai été occupé.

- Pui koi, Vent ? Sa tempeche d'écrir 1 mot ? Juste au momen ou on commensait a devenir tro des stars, t'es lour, tu gache tou.

- Non mais faut que t'arrêtes ton délire, hein, y'a 6 personnes qui nous ont laissé des commentaires en 3 mois. A un visiteur toutes les 2 semaines, on a pas dû traumatiser qui que ce soit par notre absence, relativise.

- Toute fasson s'etait 1 idé pouri d'alé en australi. Tro tu m'a pri la tete pour y alé et on a meme pa vu Kylie.

- Jennica, tu vas pas recommencer avec ça. On est de retour en France maintenant. Et je t'ai fourni régulièrement une dose de Nutella pour t'aider à tenir, comme convenu.

- Oué mais yavé pa le principal...

- Quoi ?

Soupir énamouré : - Gérôme...

- Jennica... Gérôme, c'était l'interne qui bossait dans le service et ça fait deux ans qu'il est parti quasiment ! Passe à autre chose !!

- Tu compren ri1.

- Le temps passe, tu sais. Y'a du nouveau au Centre.

- Com koi ?

- Dieu est parti par exemple.

- Oué justement C la cata, tu va parlé de koi ici maintenan ?

- T'as raison. C'était pratique de l'avoir sous la main, celui-là. Il racontait tellement de conneries, c'étit facile d'en faire des notes.

- Oué mé heureusement C cool tu fé toujou des conneri ossi.

- Je vois pas de quoi tu parles.

- Ba si, l'autre jour kan t'es rentré dan l'immeuble de ta copine.

- Non je vois pas de quoit tu parles.

- Mé si, tu a couru vers l'assenseur, et tu a pa vu la porte vitrée, et tu tes éclaté la face et le genou en pl1 dedans et t'avé l'air tro tro con.

- JE VOIS PAS DE QUOI TU PARLES !!

- ...

- ...

- Bon, alor on es de retour ?

- Je veux, oui ! J'aime bien venir ici.

- Oué moa ossi. J'm bi1 venir ici...

30.8.06 00:30


Le numéro 19

Le numéro 19, qu’est-ce que c’est ?

Si vous voyagiez avec nous, vous sauriez forcément ce que ce numéro évoque. Le numéro 19, j’en parle régulièrement.

Le numéro 19, c’est le numéro d’un fantasme. Quels sont les 18 premiers, nul ne le sait, car le numéro 19 a été numéroté ainsi de façon totalement arbitraire.

Ainsi donc, de temps à autre, je parle de ce fantasme numéro 19 tout en considérant tout de même le fait qu’un fantasme, c’est fait pour rester inaccessible et irréalisé. Et pourtant.

Alors là, ce que vous vous dites, forcément, c’est : « il fait bien le malin avec son numéro 19, mais nous, on aimerait bien savoir ce que c’est. »

Certes.

Comme je le fais à chaque fois, je vais accuser Jennica et dire que c’est pas ma faute. Oui, pas ma faute si une adolescente morte en pleine explosion d’hormones me hante désormais.

Ce fantasme, que Jennica a (hé hé, est le suivant. Passer à l’acte avec un hétéro. Mais attention, hein, pas un hétéro qui se cherche et qui en fait serait un homo refoulé. Non. Un hétéro, un vrai, un qui serait assez curieux pour avoir envie (un soir de beuverie par exemple) de vérifier l’exactitude du vieil adage : les hommes sucent mieux que les femmes. (Pas sûr qu’il y ait un vieil adage qui dise ça finalement)

Pourquoi me direz-vous ? Sans doute pour le challenge. Se dire qu’un hétéro voudra essayer de faire un truc avec un homo pour une fois, et se dire que c’est vous qu’il a choisi pour ça, ça a quelque chose d’absolument grisant. Le dérouter du droit chemin. Gnark gnark gnark. Ça a sans doute aussi quelque chose d’un peu pervers hein.

J’en ai parlé avec mes copains de route certaines fois, ma nouvelle petite famille en quelque sorte, et maintenant, il est régulièrement évoqué de la sorte. Le numéro 19. « Ah t’as vu ce mec là-bas ? Il est canon !! » « C’est clair. Mais il est complètement hétéro. » « Numéro 19 potentiel ? » C’est tout simplement passé dans notre langage commun.

Nous étions de sortis ce soir, Antiope, Guigui, Lety et moi-même, à Cairns. Oui, nous sommes à Cairns en ce moment. Entre parenthèses, faudra vraiment que je vous fasse une note pour vous raconter notre voyage en fait. Et donc, hier soir, Antiope et moi, sans nous en rendre compte, avions mis des hauts d’une même couleur violette. Ouais.

Arrivée au bar, on prend quelques verres, et après un moment, un type grand, barraqué, mignon (et hétéro si j'en crois mon homoradar) passe devant nous et tout en pointant nos deux hauts, lance un « wouhou !! » qui veut dire : « ouah c’est fou, vous deux vous avez la même couleur de haut. » On l’excuse parce qu’il est mimi.

Quelques minutes plus tard, tandis que nous bougeons dans le bar, nous passons devant le type, qui arrête Lety devant moi et lui demande « Pourquoi tes amis portent la même couleur de haut ? » Lety : « Faut leur demander. »

Le type m’arrête :

« Est-ce que t’es gay ? » demande-t-il.

Moi : « Oui »

Lui : « Pourquoi ?? »

Moi : « Pourquoi t’es hétéro ? »

3 secondes de réfléxion… Lui : « Parce que j’aime les chattes. »

Moi : « Eh ben j’aime les bites ! » Faut dire que j’étais un peu bourré.

Lui : « Tu vois le mec là-bas ? » dit-il en désignant un type au fond du bar. « Il aime les bites aussi. »

Moi, au tac-au-tac : « Oui mais c’est pas mon genre. C’est plutôt toi mon genre. » En fait, j’étais VRAIMENT bourré…

Lui : « Ah oui ? »

Moi : « Oui »

Lui : « Suce ma bite ! »

Moi : « Quand tu veux ! »

Le type se détourne. Ah ah, petit joueur.

Une dizaine de minutes plus tard, le type va aux toilettes. Je vide mon verre, suis ses pas et me retrouve debout devant l’urinoir à côté de lui. Ne me dites rien, je sens bien que vous êtes jaloux de cette situation tout à fait romantique.

« Mieux vaut que ce soit à l’extérieur qu’à l’intérieur. » débute-t-il la conversation. Il parlait de l’urine. Que de conversation, ce garçon.

« Oui, en effet. »

Et le type, je vous jure, mate mon entrejambe, avant de me lancer une phrase que je ne comprends pas exactement, où il utilise clairement les mots « secouer » et « branler ». Genre : «  On peut se secouer mais c’est meilleur de se branler. »

Tac-au-tac toujours : « Tu veux essayer ? »

Lui : « Non non. » Mais il a toujours le regard goguenard.

Moi : « T’as déjà essayé avec les mecs ? »

Lui : « Non »

Moi : « Et t’as pas envie ? », je lui lance dans un sourire.

Lui : « Non c’est pas pour moi. »

Je n’ose pas insister et pourtant je vois bien qu’il ne se presse pas pour sortir des toilettes, malgré ses dénégations. Et je le laisse filer…

Un peu plus tard, cela dit, je le revois passer main dans la main avec un blonde mignonne. Comment puis-je lutter ?

Dommage, le numéro 19 était pas loin, c’est certain. Si j’avais su m’y prendre, insister un rien plus, je suis même sûr que ça aurait pu se faire.

Halàlà. Quelle salope cette Jennica.

4.6.06 04:53


Une courte pour une fois

Ça fait 8 mois que je suis en Australie.

 

J’ai survécu aux serpents, aux cubo-méduses, aux crocodiles de mer, aux blue-ring octopus (petites pieuvres mortelles), aux poissons-pierres, aux crocodiles d’eau douce, aux requins, et aux araignées dont la Sydney Funnel Web, charmante araignée dont les crochets peuvent traverser un ongle, après la morsure de laquelle vous mourez dans d’horribles convulsions, et qui ne vit nulle part ailleurs en Australie que dans un rayon de 200 km autour de Sydney.

 

Toutes ces petites bêtes sont mortelles.

 

Mais rien à faire. Quand vous êtes installés devant un ordinateur au cybercafé, et que vous sentez soudain quelque chose grimper le long de votre jambe sous votre pantalon, que vous vous levez et vous agitez comme un parkinsonien sous amphétamines qui ferait des claquettes pour faire tomber ce qui rampe toujours plus haut, attirant l’attention de tout le monde autour de vous, et que vous voyez finalement tomber un cafard à vos pieds, qui fuit si vite que vous n’avez pas le temps de vous venger, ça ne vous console pas de savoir qu’il n’est pas mortel.

 

C’est vraiment dégueulasse.

10.4.06 03:11


Je ne suis pas mort !!

Non non, je ne suis pas mort !!

Seulement, le 7 mars dernier, j'ai quitte Sydney !

Je vous explique : le voyage en Australie, etait cense etre en deux parties : la 1ere se deroulant a Sydney, pour ainsi dire installes. La 2eme en voyage autour d'Australie.

Bah voila, on y est. Le mois dernier, on a quitte notre joli appartement de Kellett Street pour notre van. Car oui, nous avons achete un van. Il s'eppelle Pegase. Ce qui est drole, parce qu'on ne sent pas vraiment qu'il va s'envoler. Mais quand meme, c'est bien, parce que quand on est bloques a 20 km/h en montee et en 2e, on a tout le temps d'observer les paysages !

Nous avons quitte Sydney, longe la cote vers le sud, jusque Melbourne. Nous avons vu toutes sortes d'animaux, des kangourous que nous avons pu caresser, des cygnes noirs, des echidneas, des perroquets, des koalas, des pingouins, toute une menagerie...

 Puis des paysages magnifiques entre Melbourne et Adelaide, la mer bleue avec les falaises de calcaire...

 

Nous faisons de la cueillette de raisouin a Adelaide pour gagner un peu d'argent... de bons elements pour faire des notes, croyez-moi !!

 J'ai hate de reprendre mopn blog, c'est comnme s'il etait mort, plus eprsonne ne vient j'ai 'impression 1

Mais l'acces au net est si difficile !

 

A bientot !

5.4.06 10:26


Le car-washing, ça lessive

Il a bien fallu que je trouve une autre solution pour travailler, puisque j’ai de moins en moins de shifts dans les hôpitaux autour de Sydney.

Alors voilà, je suis retourné dans mon ancienne backpackers (= auberge de jeunesse), à la recherche d’un job, n’importe quel job…

A l’accueil de la backpackers, Ian, qui a toujours été adorable, m’a dit : « Je n’ai qu’une annonce, c’est pour du lavage de voiture, payé seulement 10 dollars de l’heure. A ta place, je le ferais pas. » Moi : « J’ai besoin de bosser… »

J’y suis allé lundi y’a une semaine passée, et j’y suis resté 3 jours. 7 h le 1er jour, 9 h le mardi, et 10h30 le 3è jour… Le tout sans breaks. Oui, parce que quand on prend un break, on est pas payés. Je peux vous dire que 10h30 de boulot sans pause, ça tabasse.

La plupart du temps, je nettoyais les voitures (Karcher / lavage de carrosserie à la brosse / nettoyage des jantes / rinçage), et de temps en temps, relargage à l’aspirateur en début de chaîne.

Je passe sur le travail en lui-même, extrêmement répétitif, extrêmement fatigant, et même douloureux. Les jointures des doigts me faisaient mal au bout de 3 jours, à force de serrer la brosse. Mes pieds trempaient dans une sorte de bouillon eau / savon / produit acide pour nettoyer les jantes, toute la journée durant. Ce qui fait que le bleu de mes chaussures (qui au passage sont foutues, tout comme le pantalon que j’utilisais) a déteint sur mes pieds, et notamment sur mes ongles, leur donnant une couleur bleutée qui ferait pâlir la Schtroumphette.

Donc je passe sur ce travail, disais-je. C’est chiant, ennuyeux, mais ça aurait été supportable si on était pas traités comme des chiens. Car histoire de rester cohérent, on vous donne un salaire de merde (10 dollars, contre généralement minimum 12 dans n’importe quel restaurant), et pour bien faire on vous traite AUSSI comme des merdes. « Va aux aspirateurs ! Reviens au lavage ! Cette carrosserie est dégueulasse, frotte plus fort. Ce que tu fais c’est du travail de merde. Plus vite. »

Le premier jour, en cours d’après-midi, alors que je passais l’aspirateur dans un van avec un autre mec, un mioche de 13-14 ans est arrivé, lui a pris l’aspirateur des mains, lui a dit « Tu sais pas comment faire. Voilà comment il faut s’y prendre. », a frotté l’aspi contre la moquette du van de la même façon que le mec le faisait un instant avant, lui a remis l’aspi dans les mains, en lui balançant un dédaigneux « T’as pigé ? ». Les superviseurs, derrière, étaient morts de rire. J’ai appris un peu plus tard que ce merdeux, dont j’aurais bien foutu la tête dans le seau de produit acide pour jantes, était le fils du patron. Comme si on était pas suffisamment humiliés…

Le quartier dans lequel on oeuvrait, était le joli quartier de Rose Bay, plutôt huppé. On voyait passer des Mercedes, Porsche, et – nom de dieu – des putains de 4x4 super chiants à laver à longueur de journée. J’avais vraiment l’impression d’être le manard de service qui bosse pour la haute société. Il faut dire que tout est fait pour : le garage accueille les clients, et tout est pris en charge dès leur arrivée. Tout ce que les clients ont à faire, c’est s’installer au café central, dont les vitres donnent sur toutes les étapes de la chaîne. Ainsi, le 2è jour, alors que je briquais une jolie Mercedes gris métallisé, une veille peau qui avait tout de la bourgeoise entretenue est venue s’installer tout contre la vitre (il faut dire qu’il y a des tabourets de bar. Elle a commencé par manger un morceau en nous observant de temps en temps. Elle a ensuite entrepris de lire son journal, puis a fini par se repoudrer le nez alors qu’on suait comme des porcs pour laver sa bagnole. Avec le recul, je trouve le contraste plutôt hilarant, d’autant plus que quand nos regards se croisaient, j’avais la sensation que la pauvre était indisposée à l’idée que je la regarde…

Bon, quelles que furent les difficultés dans ce job, c’était toujours de l’argent… Mais quelle histoire pour récupérer son fric ! La première journée, j’ai attendu 30 minutes pour entendre dire que non, on me paierait le lendemain. J’ai tapé un scandale (en vain), à quoi le superviseur me disait : « Je te fais déjà une fleur de t’embaucher sans te demander tous les papiers !! » Une fleur ! Tu parles ! Ça lui évitait de payer des charges à ce connard, c’était tout bénéf pour lui !! Mais bien entendu, je n’ai rien dit sur le moment. Je ne voulais pas risquer de pas être payé, après tout il n’y avait aucune preuve officielle que j’avais bien bossé…

Le 2è jour, j’ai attendu encore 20 minutes après le boulot, pour avoir mon fric. Je vous jure qu’après 9 h non stop de bricage, on n’a qu’une envie : se casser et s’asseoir. Ça me rendait dingue de le voir me faire patienter pour des conneries, en plus.

Le 3è jour, j’ai encore attendu. A vrai dire, je voulais partir après 10 h de boulot, le superviseur a refusé : « y’a encore des bagnoles à laver. ». Mais j’ai été très patient : j’avais beau leur dire que je reviendrais le lendemain, je savais très bien qu’on m’attendait ailleurs, dans une usine pour empaqueter des DVD (autre job que j’ai trouvé.

Conclusion : ce car-washing, c’était tellement lessivant, les superviseurs se faisaient tellement mousser, qu’ils pouvaient toujours se brosser pour que je revienne. Je m’en lave… les mains.

18.2.06 13:26


J'ai plus la trouille ni les nerfs - Antonio, suite et fin

Oui, car toutes les bonnes choses ont une fin.

Quoiqu’avec le recul, j’ignore si cette histoire était une bonne chose ou pas.

J’en étais resté à mon verre avec Jewlz et mes questions existentielles, pourquoi, où vais-je, dans quel état j’erre.

Le jeudi soir, j’ai rappelé Antonio. Il m’a dit qu’on se verrait le lendemain. Peut-être. Ce qu’il avait la manie d’ajouter tout le temps. Et ce qui m’exaspérait. J’avais toujours cette sensation de devoir attendre après lui. Puis il a ajouté sa phrase fétiche : « Je t’appelle ou je t’envoie un sms demain ». J’ai pas pu m’empêcher de lui répondre : « Tu sais tu le dis systématiquement mais tu ne le fais jamais. » Je veux pas jouer les mecs collants, mais je veux pas qu’on me prenne pour un con non plus.

Vendredi… Antonio m’a appelé. Ce qu’il m’a fait remarquer d’emblée : « Je t’ai dit que je t’appellerais, alors voilà, je t’appelle. » (merci pour le manque de classe et la motivation à me passer un coup de fil). Je lui ai proposé qu’on se voit (c’était comme une danse bien huilée, chacun savait ce qu’il devait faire, je lui proposais de me voir, il refusait et me disait demain avant d’ajouter « peut-être », puis « je t’appelle ou je t’envoie un SMS », et donc, il m’a dit que non, invoquant une épuisante excursion qu’il avait fait le matin même, puis a ajouté « demain… peut-être ». Avant qu’il ajoute la phrase-conclusion « appel ou sms », je lui ai dit « Est-ce que tu es sûr que tu veux me revoir ? » (je sais je sais je sais je sais, c’est hypra-lourd mais je n’ai pas pu m’empêcher), à quoi il a répondu, quasi-offusqué « Mais bien sûr !! Pourquoi ?? »

Argrrrrrrmleumleu

Vendredi soir, toutefois, il m’a envoyé un sms, me disant que de temps en temps il avait besoin de temps pour lui-même pour réfléchir sur sa vie, ajoutant qu’il espérait que je comprenais. Bien sûr, moi aussi, lui ai-je répondu. Juste que j’avais envie de le voir ce soir-là, ai-je ajouté, mais peu importait, je le verrais plus tard.

Samedi, c’est moi qui l’ai appelé, lui demandant ce qu’il avait de prévu. Il m’a répondu « je ne sais pas, que me suggères-tu ? » Moi : « Que tu viennes à la maison » Lui : « Pour quelle heure ? » Moi : « Je sais pas, comme tu veux. » Lui : « ok, j’arriverai pour 21-22h. » Moi : « … » (oui il y a eu blanc, juste le temps de vérifier que oui, « nine », ça veut bien dire « neuf », et « ten », ça veut bien dire 10. Je lui ai proposé de venir plus tôt : « Ah non, il faut que je fasse mes courses, que j’aille marcher sur la plage, puis je dois me préparer à manger. » Moi : « Viens plus tôt, on mangera ensemble. » Lui : « Ah mais j’adore me faire à manger !! »

J’ai décidé de ne pas insister, même si j’étais déjà exaspéré.

Il est arrivé à 22h20. En retard donc. Après avoir papoté un moment, je lui ai proposé d’aller nous promener. J’avais envie de lui montrer ce parc à Elizabeth Bay, tout petit, avec un petit cours d’eau, le tout donnant une vue sur le port. Honnêtement, j’étais charmant avec lui… jusqu’à ce qu’on arrive au parc. « C’est « ça » (air dédaigneux) que tu voulais me montrer ? », a-t-il dit. Le pire, c’est que sur le chemin pour le parc, je me doutais qu’il réagirait comme ça. J’étais vexé comme un pou, il critiquait MON parc. Il n’aimait pas… « trop calme », disait-il.

A ce moment de la soirée, j’étais décidé à discuter avant la fin de la soirée pour savoir ce qu’il voulait avec moi.

On a fait un tour dans Kings Cross, puis on est rentrés à la maison. On s’est installés sur la terrasse. Et une chose en entraînant une autre, on a fini par discuter. J’ai hésité pourtant, car à quelques reprises, il a parlé d’aller se coucher, et pour la première fois on aurait dormi ensemble.

Mais j’ai fait un choix. Je lui ai dit que je sentais qu’il y avait un malaise. J’étais pas préparé à sa réponse. « En fait… c’est dingue, mais physiquement, tu ressembles ENORMEMENT à mon meilleur ami ; ça me bloque. » Alors celle-là, on me l’avait jamais faite. Il me l’avait déjà dit plusieurs fois, mais je pensais pas que ça le travaillait autant. Puis il a ajouté qu’il avait toujours cet ex à Perth auquel il pensait beaucoup…

… et voilà. Juste comme ça, c’était terminé. Je lui ai malgré tout proposé de dormir avec moi. Il a refusé au début, disant que ce n’était pas logique, puis m’a finalement dit : « oh, je vais peut-être resté dormir avec toi. Il est tard, je dois marcher un bout de temps pour attraper le bus. » J’étais satisfait jusqu’à ce que je réalise que la seule chose qui le faisait rester, c’était la flemme de marcher, et l’opportunité de prendre le train le lendemain matin à côté de la maison, quand ça aurait rouvert.

J’étais pas à l’aise, il a fini par le sentir, il valait mieux qu’il parte. Dernier smack sur le pas de la porte, embrassade, et Antonio a disparu…

Message le lendemain : « J’espère que tu vas mieux aujourd’hui ! Et c’est beaucoup mieux d’être clair avec toi. Merci pour tout, tu as été d’une agréable compagnie. » Oui, car je lui disais la veille que tout ce que je voulais, c’était que les choses soient claires. Je lui ai répondu que ça allait, qu’il avait été agréable aussi, et que j’avais une mauvaise période en ce moment, notamment à cause du travail. J’ai conclu : « Good luck ».

Quelques heures plus tard, message de sa part : « Tu sais à quelle heure ouvre l’ARQ ? » (boîte gay sur Sydney). Ce message m’a pas plu, forcément. Comme si j’étais une agence d’informations… Je lui ai répondu malgré tout.

Bilan : Antonio… est très charmant. Mais je pense aussi qu’il ne s’intéressait pas vraiment à moi, ou bien, s’il m’a dit la vérité, il s’agit juste d’un mec égocentrico-égoïste. J’avoue que je ne sais pas quelle solution est la meilleure.

Je suis content de l’avoir rencontré… Content que ce soit fini aussi car les derniers jours, il me rendait littéralement dingue. Je sentais que quelque chose ne collait pas, sans qu’il me donne spontanément plus d’indications, jouant même les indignés lorsque je lui demandais si vraiment il voulait me revoir ou non.

Donc voilà. Une expérience de plus en Australie. Je ne regrette rien (rien de rien...)

14.2.06 08:10


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